Infidélité Drômoise 41 - Retour à Chamauche

Publié le 3 Août 2012

Col de Planlara - Les Ubacs.

Col de Planlara - Les Ubacs.

22 juin 2012. Premier jour de l'été. Il fait très beau ce matin. Pour autant, je ne sais pas trop ce que je vais faire. Machinalement, je prépare mes affaires pour aller faire du vélo. Je mets le VTT dans le coffre de la voiture et prends la direction de Saint-Nazaire-le-Désert. Ne trouvant pas de place pour me garer devant la Mairie, je continue en direction du Col de Lescou. Au bout d'un petit kilomètre, je bifurque en prenant instinctivement une petite route à gauche.

Premier jour de l'été. Difficile de faire mieux...

Premier jour de l'été. Difficile de faire mieux...

Vue sur la Montagne d'Angèle au sommet du col de Planlara.

Vue sur la Montagne d'Angèle au sommet du col de Planlara.

Montanègre ?

Montanègre ?

C'est la fameuse route du Col de Planlara et du Col de Chamauche (D271 puis D627) que j'avais empruntée dans l'autre sens en 2010. Oui, c'était l'épisode de la patte de dérailleur (lien ici). D'une certaine façon, j'avais trouvé Chamauche. La tête ailleurs, je n'avais pas eu le temps d'admirer le paysage. C'était un regret. L'an dernier, j'avais failli y passer (lien ). Cette année, j'y reviens donc enfin.

Les 3 Becs et St-Nazaire-le-Désert.

Les 3 Becs et St-Nazaire-le-Désert.

Difficile de croire que c'est réel...

Difficile de croire que c'est réel...

J'ai un peu honte de faire ça en voiture... Mais ce sentiment s'est très vite effacé à l'aperçu du panorama. Cette ascension du Col de Planlara est une excellente occasion de découvrir les Trois Becs sous un profil inédit. Sur une route étroite et gravillonneuse, à découvert, le touriste se retrouve au milieu de nulle part. Il se transforme en serpent tant les lacets sont nombreux et serrés. Le climat est très sec. A plus de 1 000 mètres d'altitude, au sommet du col, c'est au tour de la Montagne d'Angèle de se dévoiler.

La végétation devient provençale.

La végétation devient provençale.

Le panneau du col a changé.

Le panneau du col a changé.

Un autre a poussé !

Un autre a poussé !

L'horizon commence à se resserrer. L'espace est plus confiné. La D627 redescend alors jusqu'à une ferme. C'est la ferme Faucon. Avec sa grange et ses dépendances, elle constitue une sorte de petit village à elle toute seule. La présence d'un panneau de signalisation révèle aussi un improbable carrefour. Une route (D835) descend sur la droite vraisemblablement vers la D335 (route du Col de Lescou) par Tremouret. C'est la route de la ferme St-Jean. Quel labyrinthe !

Séquence émotion. C'est dans ce lacet que ma patte de dérailleur avait lâché.

Séquence émotion. C'est dans ce lacet que ma patte de dérailleur avait lâché.

Je parie que vous entendez les cigales !

Je parie que vous entendez les cigales !

Court arrêt à La Motte-Chalancon.

Court arrêt à La Motte-Chalancon.

Après la ferme, la route remonte. Il n'y pas de plat ici. Direction le Col de Chamauche situé à la même altitude que Planlara. Je remarque de nombreux sentiers VTT. Mais rien n'y fait. Mon mode cycliste n'est pas activé. Après le passage de ce deuxième col, nouvelle descente. 2 lacets plus loin, Chamauche proprement dit avec deux ou trois maisons fort espacées. Même à l'envers, impossible d'oublier ce tracé particulier. Le décor change. Plissées à leur base, les montagnes se dénudent à moitié. Elles semblent s'affaisser. Dans cet univers marno-calcaire à la végétation clairsemée, on se croirait de plus en plus dans un désert. Les amateurs de géologie doivent se régaler ici. La départementale remonte encore peu jusqu'au Col de la Croix dont je ne me souviens pas avoir vu le panneau en 2010. Mince, il pousse aussi des cols !

Le Versant Sud du Col des Roustans.

Le Versant Sud du Col des Roustans.

Toujours à vendre !

Toujours à vendre !

Volvent.

Volvent.

Enfin, c'est la descente vers la D135 et la fameuse double épingle de Chalancon. Détendu, je vais en profiter pour m'arrêter dans ce village. Souvenez-vous, j'ai déjà posté l'article ici. Après un bref passage à la Motte-Chalancon, je remonte la D135 direction Saint-Nazaire-le-Désert. En totale perdition, le Col des Roustans est la cerise sur le gâteau de ce voyage hors du temps. A quelques centaines du sommet, un corps de ferme est toujours à vendre. D'ailleurs, peut-être que le nom de ce col vient de la famille qui y résidait. Idem sans doute pour le Col des Guillens un peu plus loin. Serait-ce un mystère à éclaircir pour la prochaine fois ?

Brette au loin.

Brette au loin.

Rédigé par Vincent Pennel

Publié dans #Drôme, #Vallée de la Roanne

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l'Ange Blanc 19/08/2012 20:04

belle description d'une région MAGNIFIQUE
Effectivement la DDE a investi dans des panneaux...

Vincent 19/08/2012 21:36



Au Sud de Saint-Nazaire-le-Désert, la Vallée s'ouvre un peu et les circuits sont multiples. Il n'y a pas beaucoup de plat et il pleut des cols à défaut d'eau. Par Chamauche, je pensais avoir
trouvé un raccourci. Mais ce fût une autre histoire.... Désertes, les routes y sont magnifiques. Mais la prudence est de mise avec pas mal de gravillons. Tu as dû t'en apercevoir dans le Col de
Muse.