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Publié le 2 Juin 2011

Le Circuit des 3 Bois sous le soleil.

Le Circuit des 3 Bois sous le soleil.

Une sortie d'une quarantaine de kilomètres ce jeudi en direction d'Hazebrouck dans le triangle Steenbecque - Morbecque - Sercus. Trois bois composent ce secteur : le Bois Cruysabeele, le Bois de la Fanque et le Bois des 8 Huit Rues. Les deux premiers sont privés.

Le long du Bois de la Fanque.

Le long du Bois de la Fanque.

Autour des 3 Bois
Les ruines du Richthaus dans le Bois des 8 Rues.

Les ruines du Richthaus dans le Bois des 8 Rues.

Le troisième fait partie de la Forêt Domaniale de Nieppe. C'est un ancien site de lancement V1 qui est remarquablement préservé. L'accès aux blockhaus est toutefois rendu impossible dans un but écologique. Ils servent en effet d'abris aux chauves-souris. A noter aussi l'excellente initiative d'identifier une poignée d'arbres par de petites bornes bien discrètes.

Autour des 3 Bois
L'église de Morbecque. A gauche, l'hôtel de ville.

L'église de Morbecque. A gauche, l'hôtel de ville.

Le Panorama au sud du Bois des 8 Rues. Au loin, le chateau d'eau qui alimente Hazebrouck.

Le Panorama au sud du Bois des 8 Rues. Au loin, le chateau d'eau qui alimente Hazebrouck.

A l'aller, je passe par la Belle Hôtesse au Nord de Steenbecque. Je longe les deux bois privés avant d'arriver sur Morbecque. Je reviens par la Keelebrugghe Straete. J'apprends que Morbecque est aussi le nom d'une rivière. Le relief et le soleil donne une jolie couleur à la campagne flamande. Ici, les champs sont des velds.

Ah ces fameuses plaques !

Ah ces fameuses plaques !

Je prends un chemin typique composé de plaques de béton. Cela me rappelle mon enfance. C'est ainsi que je pénètre dans le Bois des Huit Rues. Les promeneurs sont nombreux.

Je prends mon temps pour le traverser. La D138 coupe ce bois en deux. Je rentre sur Aire en prenant par Sercus et le traditionnel Moulin Fontaine. Les noms de rue sont un régal. Belle sortie "découverte" pleine de soleil et de vent.

La Belle Hôtesse devait faire la sieste...

La Belle Hôtesse devait faire la sieste...

Autour des 3 Bois
Par hasard, connaissez-vous une autre Rue Tortue Prolongée ?

Par hasard, connaissez-vous une autre Rue Tortue Prolongée ?

Sur le chemin du retour au Moulin Fontaine.

Sur le chemin du retour au Moulin Fontaine.

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Publié le 18 Avril 2011

(c) V. Pennel - A l'entrée du Bois Moyen.

(c) V. Pennel - A l'entrée du Bois Moyen.

Comme le temps est magnifique ce lundi, j'en profite pour sortir le vélo. Il faut rattraper le temps perdu. Selon la météo, un léger vent d'Est devrait souffler. Pour faciliter le retour, j'opte pour un parcours flamand. Je prends la direction de Thiennes. Au passage à niveau, je tourne à gauche. Voici l'extrémité occidentale de la Forêt de Nieppe.

(c) V. Pennel - De drève en drève.

(c) V. Pennel - De drève en drève.

Je ne connais pas trop bien les lieux. J'ai juste eu le temps de consulter une carte sur internet m'indiquant les sentiers VTT. En septembre 2008, j'avais tenté de trouver un circuit balisé. Mais seules les portions urbaines autour de Saint-Venant, Merville et Haverskerque avaient porté la trace de mes pneus. La section forestière avait échappé à mon attention.

(c) V. Pennel - Bois d'Amont - La forêt revit au printemps.

(c) V. Pennel - Bois d'Amont - La forêt revit au printemps.

De véritables personnages.

De véritables personnages.

Il faut dire que la Forêt de Nieppe est particulièrement étendue. De Thiennes à Vieux-Berquin, la distance couverte est colossale. A vue d’œil, on distingue 3 parties. Officiellement, elle se découpe en boisements. A coup sûr, plusieurs visites sont nécessaires pour bien la cerner. Dans ces conditions, j'avance timidement de drève en drève à la recherche de repères.

Dans la forêt de Nieppe
(c) V. Pennel - Mares et/ou trous d'obus.

(c) V. Pennel - Mares et/ou trous d'obus.

Sous le soleil, la forêt domaniale est resplendissante. Avec le printemps, la faune et la flore s'en donnent à coeur joie. Je discute une dizaine de minutes avec un bûcheron qui abat des arbres morts. On peut déjà parler de sécheresse. Pourtant, ici et là, des mares témoignent du caractère humide de la forêt. Toutes ne sont pas naturelles. Il s'agit principalement de trous d'obus. La Forêt de Nieppe n'a pas été épargnée par les deux guerres mondiales. Je tombe sur un blockhaus comme pour mieux l'illustrer.

(c) V. Pennel - Le blockhaus se confond dans la nature.

(c) V. Pennel - Le blockhaus se confond dans la nature.

(c) V. Pennel - Sans relief, la forêt offre tout de même quelques passages délicats.

(c) V. Pennel - Sans relief, la forêt offre tout de même quelques passages délicats.

Je quitte le Bois d'Amont à la Maison Forestière du Forest. La D122 me mène pratiquement à Merville. Je cherche un moyen de rentrer dans le Bois Moyen. L'heure tourne et il va falloir faire demi-tour. La Motte au Bois, ça sera pour une autre fois. De nouveau dans la forêt, je m'arrête prendre les dernières photos. A priori, les mares ont été joliment sauvegardées par ici. Dans les fossés, les grenouilles coassent. Je n'arrive pas à identifier les autres amphibiens. Je retrouve la Drève du Milieu qui est goudronnée. Au bout de cette longue ligne droite, je tombe sur le circuit balisé des Trois Clochers. C'est celui que je cherchais ! C'est toujours comme ça. I'll be back.... Je rentre tranquillement. On se croirait en été. C'était une très belle sortie. Pour info, j'ai parcouru 44 kilomètres en 2H50.

Dans la forêt de Nieppe
(c) V. Pennel - A l'orée de la forêt sur le circuit des 3 Clochers.

(c) V. Pennel - A l'orée de la forêt sur le circuit des 3 Clochers.

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Publié le 5 Juin 2010

Esquerdes. Tout le monde descend !

Esquerdes. Tout le monde descend !

Aujourd'hui, j'ai fait une infidélité à la Lys en allant flirter avec l'Aa. Le temps était si beau et si chaud que le ciel n'était plus tout à fait bleu. Tant pis. Cela m'apprendra de regarder la météo à la télé. Vers 15 heures, je suis arrivé à Esquerdes, point de départ du circuit des Hamoises. La difficulté semble raisonnable et le kilométrage aussi : 25 kilomètres pour un dénivelé positif de 420 mètres.

Direction le sud tout d'abord après avoir franchi une première fois l'Aa. Nous sommes à 30 mètres d'altitude. La route s'élève très vite à l'approche de l'église. Je trouve le balisage. Je suis trop content ! A la sortie d'Esquerdes, il faut franchir une voie ferrée. Je m'arrête deux secondes. La voie semble déserte. Mais ce n'est qu'une impression. C'est ici qu'en effet passe le train touristique de la vallée de l'Aa qui relie Arques à Lumbres en été.

Premiers pas dans la vallée de l'Aa
Premiers pas dans la vallée de l'Aa

Je reprends la route et tourne à gauche en direction du Bois d'Esquerdes. La montée est annoncée à 5%. Le chemin est grand et caillouteux. Il fait fort chaud. Je suis déjà en sueur. Heureusement, le circuit propose une partie en sous-bois qui me mène pratiquement au sommet à 136 mètres d'altitude en longeant la Haie des Loups. Une poignée d'éoliennes est là pour m'accueillir. Le chemin descend ensuite légèrement et me conduit à Crehem. Deux cent mètres après avoir rattrapé le macadam, un sentier part sur la gauche. L'herbe a bien poussé sur cette partie du parcours et il faut faire attention à sa trajectoire.

Au loin j'aperçois le château d'eau de Bientques. Je fais une pause à la sortie de ce passage. Dans le ciel, les oiseaux s'amusent. Le fléchage propose de filer vers l'est. Le panorama est magnifique. En plus ça descend ! Deux ULM et un planeur me doublent dans les airs. Au moins, eux ne subissent pas le relief ! Le circuit aboutit tranquillement à Rémilly-Verquin.

Premiers pas dans la vallée de l'Aa
Premiers pas dans la vallée de l'Aa

Je manque d'écraser un oiseau dans l'une des rues de ce joli village. Je m'arrête. Il est tout petit et peine à voler. La mélancolie reprend le dessus. Je tente de lui donner un peu d'eau. Je réussis à l'attraper. Il se laisse faire. Je le dépose dans le talus tout près de ses deux frère(s) et sœur(s). Demain, il va pleuvoir. Si tu passes cette journée, tu devrais survivre... Un vieil homme m'observe avec amusement et engage la conversation. Nous taillons une bavette une dizaine de minutes en parlant de tout et de rien.

Premiers pas dans la vallée de l'Aa
Premiers pas dans la vallée de l'Aa

Je repars et m'attaque à la seconde ascension du jour. J'oublie d'aller voir l'Aa qui coule un peu plus bas. Mais ce n'est que partie remise puisque le circuit des Hamoises propose ensuite une descente vers Ouve-Wirquin. La Brunehaut n'est pas loin. Je tombe par hasard sur le Musée automobile des Brigades de l'Aa. Il est fermé mais mon œil tombe sur les célèbres panneaux en béton Michelin. Tout routard digne de ce nom est dingue de ces vieux panneaux au charme fou. Séquence nostalgie.

Premiers pas dans la vallée de l'Aa
Premiers pas dans la vallée de l'Aa

Le musée a pour site l'ancienne papeterie du village située au bord de l'Aa. La rivière est belle à cet endroit. Je m'empresse de faire des photos de chaque côté du pont. La luminosité n'est cependant pas bonne. Dans Ouve-Wirquin, je perds la trace du circuit. Cela devait arriver... Mauvaise nouvelle, je ne grimperai pas le Merlier à 8%. Non, je ne verrai pas le village de Plouy. Me voici directement arrivé à Assinghem. Quel dommage !

Premiers pas dans la vallée de l'Aa
Premiers pas dans la vallée de l'Aa

L'Aa m'accompagne sur la droite. Je longe même sa rive de retour sur le circuit. Avec sa belle cheminée, Un nouveau moulin à papier s'offre à mes yeux. Situé rue de Vedringhem, il a été construit au 19ème siècle et semble aujourd'hui désaffecté. Le papier et l'Aa, c'était vraiment le couple parfait il y a une centaine d'années dans la vallée. C'était le poumon économique de la région. Là où je roule actuellement, des centaines de gens utilisaient ces chemins pour venir travailler. Tout comme au Moulin d'Hézecques, ma photo semble hantée...

Premiers pas dans la vallée de l'Aa
Premiers pas dans la vallée de l'Aa

La rivière m'amène à Wavrans où je la franchis une avant-dernière fois. Au nord, je tombe en admiration devant d'improbables coteaux. On se croirait vraiment en montagne. Le contraste est saisissant. On dirait des alpages ! Il faut que je vienne ici en hiver pour faire du ski ! Le circuit des Hamoises nous propose cependant une alternative. Au lieu de continuer paisiblement dans la vallée de l'Aa, pourquoi ne pas prendre un raccourci par le Mont du Blanc Chemin ? Nous étions si bien à 50 mètres d'altitude. Pourquoi vouloir passer à 140 en si peu de temps ? Même pas un kilomètre, du 10.5 %... Pff !!!

Bien sûr, tout ceci n'est qu'ironie puisqu'au prix d'un bel effort, nous attend la plus belle des récompenses. La vue est si belle d'ici et le monde urbain semble si loin. Que j'aime ce silence. Que j'aime ce décor. Heidi, ou est-tu ? Il faut rentrer les chèvres ! La folie me guette. Les bidons sont vides. C'est dans ces conditions que je redescends sur Esquerdes. Deux pies sont en pleine conversation dans le ciel. J'essaie d'y prendre part sans succès. Je traverse de nouveau la voie ferrée et contemple une dernière fois l'Aa. Je suis si heureux d'avoir fait le premier pas...

Premiers pas dans la vallée de l'Aa
Premiers pas dans la vallée de l'Aa

Sur le chemin du retour, je repasse en voiture dans cette jolie vallée. Il n'est que 19 heures mais Ouve-Wirquin semble prêt à s'endormir. Je photographie avec plaisir l'église avant de m'éclipser. A bientôt !

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Publié le 23 Mai 2010

Le Bois de Fressin.

Le Bois de Fressin.

Ce samedi 22 mai, il fait beau et chaud dans la région. Il serait bête de ne pas en profiter. Cette fois, c'est le circuit des Bassures qui a retenu mon attention. Long de 36 kilomètres, ce circuit est réputé difficile pour un temps moyen estimé à 3H30. Fort d'un dénivelé positif de 700 mètres, Il propose de découvrir la forêt d'Hesdin et la vallée de la Planquette. Autant vous dire que je m'attends à souffrir.

L'église d'Huby-St-Leu.

L'église d'Huby-St-Leu.

Le point de départ de la randonnée se situe à la gare d'Hesdin. J'y arrive vers 15H30. Si je suis dans les temps, alors j'irai prendre quelques photos de cette charmante ville du Pas-de-Calais située au cœur du Pays des 7 Vallées. Le début du parcours propose de rallier la forêt domaniale par le village d'Huby-Saint-Leu. La route commence à s'élever. Je laisse la charmante église sur la droite pour accéder au sentier cycliste.

Les Bassures
Au loin, Hesdin.

Au loin, Hesdin.

Les Bassures

Le chemin est agréable et propose de contourner la forêt en filant vers l'ouest. Peu à peu, les arbres se rapprochent et l'entrée dans la forêt semble se faire en douceur. Malheureusement, comme la semaine dernière, je loupe l'entrée officielle du circuit. Ce n'est pas bien grave puisque la route me ramène d'elle-même vers une seconde porte. Quelques voitures sont garées en lisière de forêt.

Les Bassures
La forêt d'Hesdin.

La forêt d'Hesdin.

Me voici donc dans la forêt domaniale d'Hesdin. D'une superficie de 1 000 hectares, elle fait la joie des randonneurs de la région avec ses multiples sentiers. Elle fait aussi le bonheur du gibier avec sa végétation abondante. Charmes, chênes et hêtres sont les principaux arbres rencontrés dans ce royaume verdoyant. Apercevoir le ciel bleu dans un tel contexte est une forme de délivrance. C'est luxuriant. En outre, la forêt propose un relief accidenté, ce qui ajoute à son charme. C'est précisément ce que je suis en train de vérifier !

Les Bassures
Les Bassures

La traversée de la forêt se déroule dans le calme et sans aucun accroc. Je retrouve rapidement le circuit des Bassures. Au bout de deux kilomètres, je finis par trouver la sortie. Comme c'est étrange, un champ de colza est là pour m'accueillir ! La lumière est revenue et je me retrouve de nouveau dans un décor champêtre en pleine effervescence. Au loin, j'aperçois quelques maisons. Il s'agit du village de Cavron. J'apprécie d'ailleurs beaucoup sa traversée avec notamment quelques jolies voyettes du plus bel effet. Le cycliste y redevient enfant...

Les Bassures
Un endroit comme je les aime !

Un endroit comme je les aime !

Cavron se situe dans la vallée de la Planquette. A sa sortie, la route s'élève de nouveau. Les mollets vont souffrir dans cette succession de monts à escalader. Pour vous donner une idée, le dénivelé moyen est de 70 mètres pour chaque ascension. Pour l'instant, je fais face. Sur le plateau, changement de direction. Le circuit bifurque vers l'Est. Je suis contre le vent et ce n'est jamais plat. Aucun répit ! Rapidement, je me rapproche d'un autre massif forestier. C'est le Bois de Fressin que le circuit VTT propose d'effleurer en deux parties.

La première partie est roulante. Pour les marcheurs, un sentier part sur la droite en contrebas. Nous sommes en lisière de forêt au lieu-dit Le Rio Louvet. Je consulte ma carte IGN. Je viens de passer les Dix-Sept et me dirige vers les Quatorze. Pourquoi utiliser des nombres comme lieux-dits ? Je n'en sais rien. Toujours est-il que le sentier débouche sur un carrefour bucolique comme je les aime, qui plus est, bordé par un champ de colza. Que je suis bien ici !

Les Bassures
La surprise du chef.

La surprise du chef.

Je tourne à gauche au carrefour pour m'enfoncer dans le bois, à droite, une centaine de mètres plus loin. Et là, surprise ! Le circuit devient technique. Le tracé est sinueux et peuplé de racines. Il faut faire attention. Une surprise peut en cacher une autre. Je tombe nez à nez avec une grosse butte. Dèjà, une butte, ce n'est pas facile. Mais alors, une grosse butte, je vous laisse imaginer ! Même à pied, j'ai du mal à me hisser. Le vélo est aussi sacrément lourd. En fait, c'est la première fois que j'utilise mes freins en montée. Les pieds glissent et, mains aux cocottes, je me rattrape comme je peux. Les animaux doivent se marrer. S'en suivent des toboggans et des tremplins miniatures. Je manque d'aller tout droit au détour d'un lacet riquiqui. L'adrénaline monte. Je prends mon pied. Sur ma droite, les pâturages sont lumineux. J'aperçois quelques fermes superbement entretenues. Nous sommes au pays de Bernanos.

Passage à gué sur la Planquette.

Passage à gué sur la Planquette.

Les Bassures

La Lombardie s'offre à moi sans un bruit. Je regrette de ne pas pouvoir passer plus de temps dans cet éden. Je parie que je dois manquer des choses. Le sentier plonge sur le village de Fressin. Je retrouve une portion de macadam pour pas longtemps. Un chemin sur la gauche débouche sur un gué. C'est la rivière de la Planquette. Elle a donné son nom à la vallée. Je m'arrête pour prendre une photo. Je m'aperçois qu'un petit pont sur la gauche permet de franchir à sec la rivière. Je commence à manquer de lucidité. Cette partie du circuit renoue avec le refrain plateau/vallée. C'est parti pour l'escalade de la Capellette. Sur l'autre versant que je viens de quitter, j'aperçois les ruines d'un château féodal au bord du Bois de Fressin. Bien sûr que j'ai manqué quelque chose !

Les Bassures
Les Bassures

Le Bois de Godiamont marque le sommet de cette énième difficulté. A gauche, s'offre la possibilité de rejoindre le circuit Henry V. A droite, le circuit des Bassures continue de plus belle. Et c'est là que se joue le drame. Dans la descente légèrement en dévers, je commets l'erreur d'utiliser le frein arrière avec trop de générosité. La roue arrière chasse et le vélo se couche inexorablement. J'effectue un joli vol plané en conséquence. A ma façon, j'embrasse la route en atterrissant heureusement sur le ventre. Sur le circuit des Bassures, je viens de me casser la figure. La rime est toute trouvée. Cela aurait pu être pire. Je n'ai que quelques éraflures aux genoux et sur le ventre. La tête a touché légèrement le sol. Ouf !

Les Bassures
La forêt s'endort.

La forêt s'endort.

Un poil sonné, j'ai du mal à retrouver mes esprits. La sagesse me recommande de raccourcir mon périple. Je laisse logiquement de côté le Mont Miracle et les Trois Cornets. Je rejoins Cavron pour m'attaquer au Mont Asselin. Les crampes font officiellement leur apparition. Au sommet, je suis soulagé de revoir la forêt domaniale. Un joli chemin me ramène dans le massif forestier.

Les Bassures
Les Bassures

En cette fin de journée, la forêt commence à s'endormir et j'ai un peu de mal à retrouver mon chemin. Je file vers l'est vers La Loge et retrouve le fléchage du circuit. Celui-ci me renvoie vers l'ouest. En fait, j'ai l'impression de retourner sur mes pas. Serait-ce la partie du circuit que j'avais manquée tout à l'heure ? Il vaut mieux en rire et puis cela me permet d'admirer les derniers rayons de soleil qui transpercent la végétation. L'éclairage est particulier et de toute beauté. Je quitte la forêt d'Hesdin par là où j'étais entré. Je rejoins Hesdin par Huby-Saint-Leu. Il est 20 Heures et cela sent le barbecue. Mais c'est moi qui suis grillé ! Mon compteur affiche 36 kilomètres pour 3 heures de route (+ 30 minutes de pause). La visite de la ville sera pour une autre fois...

Photos : V. Pennel.

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Publié le 14 Mai 2010

Un superbe tableau.

Un superbe tableau.

C'est ma première véritable sortie officielle de l'année en VTT. Mon choix s'est porté sur le circuit du Mont De Couple sur la Côte d'Opale. Au programme, 22 kilomètres pour une durée estimée à 2H30. Rajoutons une bonne demi-heure pour prendre quelques photos. Me voici donc parti ce vendredi après-midi au volant de ma camionnette. Il est 14H20 quand je quitte Moulin-le-Comte. Il est 15H45 quand je me gare à Wissant. Titine a grimpé le Mont Lambert...

Le sentier.

Le sentier.

Le Mont de Couple (en solo)

Sur la route, le temps était nuageux. Je suis soulagé d'avoir du beau temps en arrivant. Certes, les nuages ne sont pas loin mais on aperçoit tout de même les côtes anglaises. Je choisis de partir en T-shirt. Soyons fou ! Je quitte Wissant en roulant vers l'est. Le circuit démarre à la sortie de la ville. Certains vont rire, mais il ne faut pas beaucoup de temps pour me tromper de chemin. Je n'ai pas très bien préparé mon affaire. Je suis donc naturellement puni. Me voici sur un autre circuit. Cela monte d'ailleurs déjà fort. A ma gauche, le décor est splendide. Les champs de colza fleurissent à perte de vue.

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

Au bout de ce chemin sinueux, une butte m'attend. Certainement une cousine de la Butte Carlin que je devais initialement croiser. Je ne cherche même pas à comprendre. Je descends de vélo et monte à pied. Au sommet, même à contre-jour, la vue sur la baie de Wissant est magnifique. Le Détroit du Pas-de-Calais semble si petit. Le nombre de bateaux est impressionnant. Je retrouve finalement mes esprits et ma carte IGN. Si je prends par là, je parie que je rattrape le circuit. Pépère est reparti.

Le Mont de Couple.

Le Mont de Couple.

Le Mont de Couple (en solo)

Effectivement, la pioche est bonne. Il faut dire que le Mont De Couple se dresse devant moi. Si je continuais sur ma route initiale,la collision frontale était inévitable. L'ascension par le côté Est semble plus douce. Sur le chemin du Mont, je croise un autre cycliste arrêté sur le bord du sentier. Il a crevé. Par politesse, je lui demande si tout va bien. Il me répond qu'il va pouvoir réparer et me remercie. Ce petit échange m'incite encore plus à la prudence. Ma pompe serait-elle restée à la maison ?

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

L'ascension du Mont De Couple se passe bien. Le chemin est cabossé. Je monte par palier. Au sommet, on se croirait en montagne. Il faut longer la crête pour arriver au point culminant. Une table d'orientation matérialise le sommet du Mont Du Couple. Naturellement, le vent est plus fort. Je m'arrête une bonne dizaine de minutes pour profiter du panorama. La luminosité est sacrément forte. Au Nord, on aperçoit de jolis petits villages perdus dans la nature. Ils baignent dans la verdure. Le printemps est enfin là et certains champs se parent de jaune. C'est magnifique.

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

Entre-temps, au sommet, je vois passer le cycliste qui avait crevé. "J'ai réparé !" me crie-t-il. Je suis content pour lui. C'est à mon tour de remonter sur le vélo et de m'attaquer à la descente vertigineuse. Je croise un autre VTTtiste en train de monter. il est à l'arrêt et semble carbonisé. Il se ravitaille. "Bon courage !" ai-je le temps de lui crier. Je retrouve une route goudronnée qui file vers le nord. C'est le village d'Hervelinghem qui se niche au coeur de cette vallée resplendissante.

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

Je rate le sentier qui doit me mener à Haute Escalles. Je me rabats sur la route suivante. Je ne regrette absolument pas. Je tournicote dans la Vallée Tournante. C'est un vrai paysage d'Irlande, bucolique à souhait. J'adore ! Après une nouvelle montée, je récupère dans la descente qui me mène à Ramsault. Pour atteindre Haute Escalles, il faut continuer sur la même route toujours aussi vallonnée. Arrivé à destination, je ne résiste pas à la tentation d'aller photographier le moulin. Ici, tout le monde semble omnibulé par le Cap Blanc-Nez. Tant mieux ! Van Gogh aurait peint ce décor.

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

Je tente de monter le Mont à Crapauds. Mais les crampes commencent à se faire ressentir. Comme il se fait tard, je rebrousse chemin. Je laisse Escalles sur ma droite. Cela sera pour une autre fois. Sur le chemin du retour, le Tape-Cul est à mon programme. Pourquoi avoir donné un tel nom à un lieu-dit ?Je vous le donne en mille. Cet endroit est un véritable casse-pattes. Je n'ose penser à une autre explication. Et d'ailleurs, mes crampes sont là pour me le rappeler. Je ne me suis pas sans doute assez ravitaillé. Ma condition est aussi loin d'être parfaite. Les pauses se multiplient logiquement.

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

De nouveau, je me laisse subjuguer par les couleurs environnantes. On se croirait au paradis avec tout ce jaune qui saute aux yeux. Je suis littéralement stupéfait par l'intensité de cette couleur. C'est mieux que la TNT ! Quelqu'un aurait-il touché aux réglages de la télé ? Au loin, j'aperçois de nouveau Wissant. Il va falloir que je refasse le circuit un matin pour profiter de la lumière du soleil.

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

Mon parcours touche à sa fin après avoir croisé un nombre incroyable de camping-cars belges dans la campagne boulonnaise. Il est pratiquement 19 Heures. Je suis content de retrouver Titine. Quelqu'un l'a honteusement coincée... Comment vais-je faire pour rentrer mon vélo ? Grrrr !

Le Mont de Couple (en solo)
Le Mont de Couple (en solo)

Photos : Vincent Pennel.

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