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Publié le 23 Août 2015

Randonnée face aux Trois Becs.

Randonnée face aux Trois Becs.

Lundi 29 juin. Les vacances touchent bientôt à leur fin. Après avoir pas mal bourlingué ici et là, il est temps pour moi de privilégier les sorties locales en utilisant le moins possible la voiture. La première destination qui me vient à l'esprit est Chastel-Arnaud. Si vous suivez ce blog de façon régulière, vous savez que j'ai eu de la chance d'y passer des vacances d'été durant mon adolescence. L'endroit m'est familier, voire un peu plus. Je me sens comme chez moi dans les Gorges de Saint-Moirans.

Aujourd'hui, j'ai envie de marcher. Pourquoi ne pas faire une boucle autour du Rif des Fauries ? Vous me suivez ? Dans un premier temps, je décide de prendre de la hauteur en gravissant le Col d'Espenel. C'est volontaire. Je commence par le plus difficile en remontant la Combe Augier au pied des rochers de Cresta. 300 mètres de dénivelée en un gros kilomètre. L'ascension a beau se faire à l'ombre dans un sous-bois. Je sue à grosses gouttes pour y arriver.

Dans le Col d'Espenel, la pente est sérieuse.

Dans le Col d'Espenel, la pente est sérieuse.

Difficile d'apercevoir le ciel.

Difficile d'apercevoir le ciel.

Au moins, je suis à l'ombre.

Au moins, je suis à l'ombre.

Quelques gouttes de sueur plus loin.

Quelques gouttes de sueur plus loin.

La vue commence à se dégager.

La vue commence à se dégager.

Notamment sur le synclinal de Saou. Roche Colombe.

Notamment sur le synclinal de Saou. Roche Colombe.

Les rochers de Cresta.

Les rochers de Cresta.

Au Col d'Espenel (684 mètres), je vais prendre le premier sentier à droite pour traverser la montagne Girard. J'aurais bien aimé me hisser tout en haut des Rochers de Cresta comme l'avait fait par exemple François de Dromescape (lien ici). Mais cet effort n'est pas donné à tout le monde. Une fois en haut, il faut surtout redescendre. Comme j'ai déjà pas mal dérapé en montant, la prudence s'impose.

Je passe au-dessus de la Dent du Cafiste et du secteur du Cirque sans m'en rendre compte. Il faut dire que la randonnée se poursuit toujours sous les arbres. Par contre, après un bref passage au dessus des 700 mètres, la pente se stabilise et finit par s'inverser. Peu à peu, les arbres s'espacent et les Trois Becs se découvrent. C'est superbe ! Cerise sur le gâteau, j'aperçois même les maisons du village de Chastel-Arnaud. Là, c'est le Rif des Fauries. Un peu plus haut, voici les Bellieux. Impressionnant !

Quel plaisir d'évoluer dans un tel décor !

Quel plaisir d'évoluer dans un tel décor !

Le sentier traversant la Montagne Girard.

Le sentier traversant la Montagne Girard.

Chastel-Arnaud - Le Rif des Fauries.

Chastel-Arnaud - Le Rif des Fauries.

En mode portrait pour situer le village par rapport aux 3 Becs. La photo n'est pas réussie.

En mode portrait pour situer le village par rapport aux 3 Becs. La photo n'est pas réussie.

Dans le silence le plus complet.

Dans le silence le plus complet.

Sans doute la bretelle d'accès au sommet.

Sans doute la bretelle d'accès au sommet.

Gros plan sur la roche.

Gros plan sur la roche.

Le sentier se transforme en piste à la sortie d'un passage herbeux. Me voici à l'aplomb de l'imposant rocher de la montagne Girard. Pour les plus courageux, à l'invitation d'une sente, c'est peut-être le moment de partir escalader cette difficulté. Sachez que vous pouvez accéder à la crête directement depuis le Col d'Espenel sus-mentionné. A priori, c'est là où vous emmène le second chemin à droite (renseignements ici). Souvenez-vous, j'avais pris le premier.

Après Cresta et Girard, se profile la Serre de l'Aup. Cet écrin de moyennes montagnes qui fait face aux Trois Becs est magnifique. Je vais toutefois zapper la piste qui assure cette liaison. Il faut dire qu'il fait de plus en plus chaud. Le soleil est à son zénith. Il faut remonter en altitude de 200 mètres environ. Je ne verrai donc pas le Col de Perrier cette année.

La Montagne Girard et son rocher.

La Montagne Girard et son rocher.

Pas tout à fait bien cadré.

Pas tout à fait bien cadré.

Toujours le Rif-des-Fauries.

Toujours le Rif-des-Fauries.

Face à face...

Face à face...

...ou cache-cache ?

...ou cache-cache ?

Je préfère donc redescendre tranquillement sur le quartier de Saint-Moirans avec une petite visite de l'église médiévale restaurée en 2005. J'en profite pour dire un petit bonjour à quelqu'un. Au loin, le rugissement du Contècle se fait entendre. Son lit est toujours aussi enfoui. Quelques rares trouées permettent d'ay accéder. Je suis toujours autant subjugué par le ballet incessant des libellules au-dessus du torrent. Leur vivacité est d'autant plus étonnante qu'elles ne passeront pas l'automne. Elle ne vivent que quelques semaines sous cette forme adulte.

J'essaie de les prendre en photo. Mais c'est loin d'être facile. Après d'innombrables essais, c'est l'heure de rejoindre le Rif-des-Fauries par la route. Petite pause sur la place du village avant de monter aux Bellieux. L'année dernière, j'avais photographié le châtaignier en noir et blanc tellement il faisait mauvais. Là, ça va beaucoup mieux. Enfin de la couleur et de la chaleur. Qui a eu la bonne idée de fleurir le panneau ? C'est pas mal du tout. Par contre, la petite source "fontaine" ne coule plus en contrebas.

L'église de Saint-Moirans.

L'église de Saint-Moirans.

Le Contècle dévoile un de ses secrets.

Le Contècle dévoile un de ses secrets.

Une demoiselle se repose.

Une demoiselle se repose.

Essai en plein vol. De la macro...sans macro ! Bizarre !

Essai en plein vol. De la macro...sans macro ! Bizarre !

Sur la route des Bellieux.

Sur la route des Bellieux.

De vieilles connaissances : St Andeol et Cresta.

De vieilles connaissances : St Andeol et Cresta.

Montagne Girard et Serre de l'Aup.

Montagne Girard et Serre de l'Aup.

Sur ce replat lumineux, la vue est toujours aussi grandiose. On a l'impression de prendre le massif des 3 Becs en pleine poire. il y avait des champs de lavande et des ruches autrefois. Dans l'épingle juste avant le châtaignier, je dois pouvoir rattraper un sentier qui mène à la Baume pas loin du site d'escalade. Pourquoi ne pas monter aux Auberts ensuite ? Mais rien ne se passe comme prévu. En confondant vitesse et précipitation, j'essaie de couper à travers bois et finis par glisser. La chute est inévitable. Mon sac à dos, qui n'a jamais aussi bien porté son nom, amortit fort heureusement le choc.

Du coup, j'hésite à continuer. Pas moyen de retrouver ce fameux chemin. Mieux vaut retourner aux Bellieux et redescendre par la route. Au passage - avis à la population ! - si jamais dans le secteur vous voyez un lapin ou un sanglier avec une paire de lunettes de soleil marron, n'hésitez pas à me contacter. C'est sans doute les miennes. Un conseil, prenez aussi votre appareil-photos !

J'adore cette fleur sur le panneau.

J'adore cette fleur sur le panneau.

Le Chataîgnier des Bellieux.

Le Chataîgnier des Bellieux.

Souvenir.

Souvenir.

Infidélité Drômoise 70 - Sur les hauteurs de Chastel-Arnaud
Le Contècle au pied de la dent du Cafiste.

Le Contècle au pied de la dent du Cafiste.

Qu'il est gros ce caillou !

Qu'il est gros ce caillou !

Attention au torticolis.

Attention au torticolis.

Un endroit fort sauvage.

Un endroit fort sauvage.

Cela fait maintenant plus de quatre heures que je marche. La fatigue commence à se faire sentir. Je vais me contenter d'une promenade dans les Gorges de Saint-Moirans pour terminer cette randonnée. J'improvise un petit pique-nique au bord du Contècle. Au moins, je profite des lieux. Je m'en imprègne. Après tout, c'est peut-être la dernière fois que je viens ici. Comme je le dis souvent, ces paysages nous survivront. Et c'est tant mieux.

Avec ma gratte en carton, j'ai joué le riff des Fauries. Les oiseaux ont applaudi !

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Publié le 14 Juillet 2015

Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis

Comme j'ai été sage depuis mon arrivée, Dame Nature m'a réservé une belle surprise en redescendant de Véronne : une heure au paradis. Jamais je n'aurais pensé trouver un tel endroit ici. Seul comme sur une île déserte, je suis tombé sur ce paysage de rêve. Dans le lit du Riousset, sous un ciel bleu azur, je me suis endormi.

Et dire que je n'ai remonté cette rivière qu'une bonne centaine de mètres. Prendre de la hauteur m'a permis d'admirer le canyon dans toute sa splendeur. L'accès est difficile. Il faut faire très attention. Mieux vaut être accompagné Je me demande quelle profondeur fait ce trou : 5 mètres ? Je ne vois pas le fond. Pour un peu, je sautais avec l'appareil-photo. Demain, c'est l'été. Grâce à un toboggan, l'eau coule encore dans cette baignoire géante qu'on appelle ici marmite.

J'ai pataugé à chœur-joie dans cet endroit magique. Puis, il a fallu repartir. Mais ce n'est pas grave. J'étais zen pour le reste de la journée. Quel bien fou ! Place aux photos et à une petite vidéo de 10 secondes à la fin pour vous mettre dans l'ambiance.

C'est certainement un rêve...

C'est certainement un rêve...

On aurait presque envie de sauter.

On aurait presque envie de sauter.

Le canyon dans toute sa splendeur.

Le canyon dans toute sa splendeur.

Une baignoire naturelle

Une baignoire naturelle

Et cette eau...

Et cette eau...

...si pure !

...si pure !

Pour moi tout seul.

Pour moi tout seul.

Les marmites.

Les marmites.

Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis
Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis
Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis
Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis
Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis
Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis
Un format de photo différent pour la peine.

Un format de photo différent pour la peine.

Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis
Infidélité Drômoise 63 - Une heure au paradis

Photos : Vincent Pennel

Date : 20 juin 2015

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Lien pour en savoir plus :

Site des Chambres d'Hôtes Morin Salomé (ici)

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Ci-dessous la courte vidéo.

Petite séquence filmée pour découvrir ce canyon.

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Rédigé par Vincent Pennel

Publié dans #Drôme, #Saillans

Publié le 10 Juillet 2015

L'Église Notre-Dame de Véronne.

L'Église Notre-Dame de Véronne.

Je me souviendrai toujours de ma première escapade à Véronne en 1988. A cette époque, c'était l'une des premières fois que je louais un vélo de course au Syndicat de Tourisme de Saillans pour partir à l'aventure sur les routes du coin. J'étais encore jeunot. J'allais avoir 15 ans en septembre.

Ce jour-là, après avoir étudié sérieusement une carte routière, je pensais pouvoir rejoindre Eygluy-Escoulin directement par le village de Véronne, un petit village au nord de Saillans. Je croyais que c'était bitumé de bout en bout. Arrivé sur place, après une longue et chaude montée, la route se transformait en chemin de pierre. Et ça montait toujours ! Après avoir marché une bonne dizaine de minutes, je n'en voyais guère le bout. C'était interminable. J'avais surtout peur de crever. Je devais me résoudre à faire demi-tour.

A votre avis, que m'arriva-t-il en redescendant sur Saillans de nouveau sur le goudron ? Et bien oui, une crevaison ! Un joli caillou m'attendait de pied ferme dans un virage. Impossible pour moi de l'éviter et d'échapper ainsi à ma destinée. Une belle leçon !

D'emblée, un paysage qui prend à la "gorge".

D'emblée, un paysage qui prend à la "gorge".

Et je m'envole...

Et je m'envole...

C'est sauvage à souhait. Le chapeau cornard à droite ?

C'est sauvage à souhait. Le chapeau cornard à droite ?

Un rocher se réveille.

Un rocher se réveille.

La route serpente à travers la vallée.

La route serpente à travers la vallée.

Attention scoop ! Je m'étais assis sur le parapet de ce pont en 1988 !

Attention scoop ! Je m'étais assis sur le parapet de ce pont en 1988 !

Certainement l'ombre du passé.

Certainement l'ombre du passé.

Depuis cette mésaventure, je n'y étais jamais retourné. Alors, Il était temps d'accorder une seconde chance à Véronne. Au pied du Vercors, sur la rive droite de la rivière Drôme, ce territoire fort étendu foisonne de secrets.

A la sortie de Saillans, on se retrouve vite dans le vif du sujet. Aussi étroite que sauvage, une jolie gorge se dévoile avec autorité. Capricieuse, la route s’élève vers le ciel. Où va-t-elle nous mener ? La destination est inconnue. Un torrent coule timidement en contrebas. Il s'agit du Rieusset.

Plus on avance, plus le paysage se resserre. Sur la droite de la route, quelques grosses pierres jalonnent la montée. A gauche, sur l'autre rive, des falaises de calcaires délimitent la vallée encaissée. La végétation est dense. On a l'impression de s'isoler du reste du monde.

La Mairie de Véronne sous le soleil.

La Mairie de Véronne sous le soleil.

Direction Combe-Sourde.

Direction Combe-Sourde.

La route asphaltée se transforme en piste.

La route asphaltée se transforme en piste.

Sans doute un mirage.

Sans doute un mirage.

Le col de Fonteuse est tout là-haut. Je fais demi-tour.

Le col de Fonteuse est tout là-haut. Je fais demi-tour.

Le Pic du Grand Barry (?)

Le Pic du Grand Barry (?)

Les habitations sont clairsemées.

Les habitations sont clairsemées.

A la faveur d'un virage, se dessine un replat. Le franchissement d'un pont ouvre de nouvelles perspectives. C'est l'endroit où j'avais choisi de faire une pause en 1988. En fait, j'en avais surtout profité pour lire un magazine que je venais d'acheter à Saillans. C'était le Top 50...

Enfin, on découvre au loin une habitation. Probablement une ferme ou devrais-je dire une bastide. En amont, avec les poteaux électriques, la disposition d'une poignée de boîtes aux lettres au bord des chemins est le seul indice de la présence humaine dans les environs. La rue principale du village n'est dès lors plus très loin. Les maisons sont clairsemées, bien souvent cachées. La traversée du village se fait dans un mouchoir de poche. Les deux panneaux indicateurs sont distants de quelques centaines de mètres. C'est ici où se dresse la mairie.

Au dessus du hameau, la route repart de plus belle. Désormais sur la droite, le ruisseau prend ses distances avec le voyageur. Comme toile de fond, du même côté, voici le Grand Barry que rien ni personne ne semble pouvoir atteindre. Au terme de ce défilé, on plonge dans une petite cuvette, un second replat avec deux intersections et trois maisons.

A gauche, Combesourde et le Col de Fonteuse. A droite, l'église et le Col de Véronne. On suit ?

A gauche, Combesourde et le Col de Fonteuse. A droite, l'église et le Col de Véronne. On suit ?

L'Église Notre Dame.

L'Église Notre Dame.

Infidélité Drômoise 62 - Qui vivra Véronne
Infidélité Drômoise 62 - Qui vivra Véronne

Inutile de vous dire que trente ans plus tôt ce casse-tête fût difficile à résoudre. La première route à droite est un cul-de-sac. Merci pour le panneau. Le second carrefour est plus joueur. A gauche, Combe-Sourde est annoncé. A droite, il s'agit de l'église. La route du Col de Fonteuse qui mène à Eygluy-Escoulin est bien celle de Combe Sourde. Elle va se transformer en piste dans deux gros kilomètres.

C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et d'apprécier le silence des lieux. Combe-Sourde semble aussi muette. Je prends beaucoup de plaisir à me dégourdir les jambes dans les alentours. Je vais même pousser le bouchon plus loin en faisant demi-tour quasiment au même endroit. Cette fois-ci, je ne vais pas croiser le cycliste au maillot azur qui était dans la même galère que moi en 1988. Un coureur italien à Véronne, ça ne s'invente pas !

En redescendant, j'en profite pour aller voir l'église Notre Dame sur la route du Col de Véronne. Au carrefour, j'ai bien du mal à prendre le virage dans ce sens-là. La vue est belle sur le Grand Barry. Dans ce massif, une réserve de vie sauvage vient d'ailleurs d'être inaugurée.. A vol d'oiseau, Pontaix n'est pas si loin. Je prends quelques photos de l'édifice. Sur le clocher de l'église, un artisan a signé son travail : "Mariel ou Martel - 1953".

Le voyage touche à sa fin, mais pas tout à fait. Dame Nature va me réserver une surprise sur le chemin du retour. Qui vivra Véronne... A suivre !

Avez-vous reçu ma carte postale ?

Avez-vous reçu ma carte postale ?

Infidélité Drômoise 62 - Qui vivra Véronne
Les Trois Becs font diversion au Sud. Excellent !

Les Trois Becs font diversion au Sud. Excellent !

Bonus :

Pour prolonger le plaisir, vous pouvez humer un doux parfum de vie à Combe-Sourde signé Gaston Emery ici. La page d'accueil de son site Les Contes de Maillet se trouve . Bonne lecture.

Question :

Je me demande souvent quelle est la différence entre le Riousset et le Rieussec ? Quelqu'un peut-il me répondre ? Merci d'avance.

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Photos : Vincent Pennel.

Date : 20 juin 2015.

Pontaix

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Rédigé par Vincent Pennel

Publié dans #Drôme, #Saillans

Publié le 14 Août 2014

Le Châtaignier des Bellieux.

Le Châtaignier des Bellieux.

Cela devait finir par arriver. Une semaine de mauvais temps en plein été dans la Drôme, c'est possible ! Sans télé, ni ordinateur et franchement tout seul, j'ai failli sombrer dans l'ennui. Faute de ciel bleu, l'appareil-photo frôlait l'hibernation tout comme son propriétaire. Qu'allais-je bien pouvoir photographier ?

C'est sur la route du Col de la Chaudière plongé dans le brouillard que m'est venue l'idée d'essayer le noir et blanc. On ne voyait que Cresta. Au fil des kilomètres, ma collection s'est enrichie. Par exemple, je suis allé saluer le Châtaignier des Bellieux à Chastel-Arnaud.

Cresta.

Cresta.

Les Gorges de St-Moirans.

Les Gorges de St-Moirans.

Tiens ! On aperçoit la Grotte de la St-Valentin !

Tiens ! On aperçoit la Grotte de la St-Valentin !

Un 10 juillet pluvieux dans la Drôme.

Un 10 juillet pluvieux dans la Drôme.

Un chemin que j'ai souvent emprunté à vélo.

Un chemin que j'ai souvent emprunté à vélo.

Une autre version de la première photo.

Une autre version de la première photo.

En redescendant des Bellieux. Attention à la pente !

En redescendant des Bellieux. Attention à la pente !

Infidélité Drômoise 55 - En noir et blanc
L'eau du Contècle.

L'eau du Contècle.

Un petit tour à Saillans.

Un petit tour à Saillans.

Le noir et blanc redonne vie à certaines choses.

Le noir et blanc redonne vie à certaines choses.

Dans une ruelle de Saillans.

Dans une ruelle de Saillans.

Infidélité Drômoise 55 - En noir et blanc
Fleurs sur la Drôme.

Fleurs sur la Drôme.

En vue monochrome, on ne voit pas toujours les mêmes choses. Ainsi, dans la Vallée de la Roanne, je n'avais jamais remarqué ce panneau de signalisation planté au milieu de nulle part sous l'Aiguille. Il prévient d'un danger : "infran" pour infranchissable certainement. Je ne suis pas allé vérifier !

Sur le pont Martial Algoud.

Sur le pont Martial Algoud.

Deux gendarmes faisaient du stop à Pontaix !

Deux gendarmes faisaient du stop à Pontaix !

La Roanne...

La Roanne...

...et sa vallée.

...et sa vallée.

Le fameux panneau.

Le fameux panneau.

Infidélité Drômoise 55 - En noir et blanc
L'Aiguille.

L'Aiguille.

Un panneau collector. Ne le détruisez pas svp !

Un panneau collector. Ne le détruisez pas svp !

Le Col de Pennes retrouve des couleurs.

Le Col de Pennes retrouve des couleurs.

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Publié le 14 Juillet 2013

Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans

C'est une galerie de photos qui aurait bien eu sa place dans le récit de ma première Montée du Col de la Chaudière. Aujourd'hui, retour dans la Vallée de la Drôme avec un zoom sur les Gorges de St-Moirans situées sur la commune de Chastel-Arnaud. Nous sommes au sud de Saillans sur la petite route en cul-de-sac qui mène au Rif des Fauries (D776). Après avoir laissé la route du col sur notre droite, il faut parcourir un gros kilomètre avant de pénétrer dans ce monde secret.

Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans

Très vite, le paysage se resserre. On perd de vue les Trois Becs. D'autres montagnes nous encerclent comme Cresta ou Girard. La route devient sinueuse à l'approche de surplombs rocheux. Les virages sont sans visibilité. Le climat est oppressant et la végétation abondante. Nous sommes faits prisonniers.

Difficile d'accès, le Contècle est le nom du torrent qui coule en contrebas sur notre gauche. C'est lui qui sème la vie dans cette sorte de jungle. Il faut le traverser pour tenter de s'échapper par le sentier du Col d'Espenel (614 m) et de la Combe Augier. Mais la pente est sévère et c'est à pied qu'il faudra l'affronter.

Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans

Le défilé reprend de plus belle jusqu'au lieu-dit de la Baume. Cet endroit est d'une splendeur infinie. De chaque côté de la chaussée, se dressent d'imposants rochers à l'équilibre précaire. On dirait une œuvre d'art. Un chemin sur la droite permet de rallier le site d'escalade. C'est aussi un circuit de randonnée ou de VTT qui mène aux Auberts. Les ruines d'une maison y restent visibles. Jadis, une famille y résidait avant que cette maison ne devienne forestière.

Ici et là, quelques grottes attestent d'un passé beaucoup plus lointain. Des poignards "préhistoriques" ont même été découverts gravés sur une paroi rocheuse. Je me souviens aussi de quelques secteurs riches en fossiles un peu plus en altitude.

Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans
Infidélité Drômoise 47 - Dans les Gorges de Saint-Moirans

Le Rif des Fauries est la prochaine destination avec la mairie de Chastel-Arnaud, sa placette et sa plaque de cocher. Il y avait aussi une école ici. A l'entrée du village, au terme d'une belle enfilade de virages pentus, une route part sur la droite jusqu'au châtaignier des Bellieux. Le panorama est superbe sur les Trois-Becs.

La route principale, elle, termine sa course un kilomètre plus loin avec en retrait la Chapelle de Saint-Moirans qui date du XIIè siècle. Le Contècle est toujours là. On rapproche de sa source. Sous le regard imposant de la Serre de l'Aup et de Faraud, il faut se résoudre à rebrousser chemin. De nombreux chemins de randonnée permettront aux plus courageux de prolonger le plaisir. Le Col du Hérisson ou encore le col du Perrier, c'est par ici. Bonne balade !

 

PS : Pour la Grotte de la St-Valentin, merci de bien vouloir réserver. Le 14 février, nous risquerions de nous y sentir trop à l' étroit...

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