Articles avec #traces du passe tag

Publié le 10 Juillet 2016

La collection Claude Caron. L'histoire d'une vie et d'une passion.

La collection Claude Caron. L'histoire d'une vie et d'une passion.

Sur Courants d'Aire, je parle assez peu de mon village. En voici une très belle occasion. Au détour d'un article sur la Voix du Nord, j'ai appris qu'une vente aux enchères allait avoir lieu juste en face de chez moi. Une bonne trentaine de voitures anciennes appartenant à Claude Caron s’apprêtaient à être vendues ce dimanche.

L'histoire de Moulin-le-Comte sera toujours associée aux familles Schotsmans et Caron. Cette dernière s'était installée sur la rive gauche de la Lys. C'était du temps où le hameau d'Aire-sur-la-Lys possédait un moulin qui lui a donné son nom. Gros passionné de voitures anciennes, Claude Caron avait commencé à les collectionner et à les retaper il y a plus d'un demi-siècle dans le secret de son hangar. Décédé cette année, il laisse derrière lui un véritable trésor que ses frères et sœurs ne peuvent conserver.

Avant que ces véhicules ne partent vers d'autres cieux, j'ai profité de l'ouverture au public pour prendre quelques photos de cette incroyable collection. Quelques fantômes à roue pourraient hanter les rues de Moulin-le-Comte prochainement. N'ayez pas peur !

Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Camion incendie Delahaye 59 AP (1917).

Camion incendie Delahaye 59 AP (1917).

Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Vous prenez la carte bancaire ?

Vous prenez la carte bancaire ?

Car alpin Unic L2 (1924).

Car alpin Unic L2 (1924).

Citroën 7A (1934).

Citroën 7A (1934).

Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte
Citroen 7B

Citroen 7B

Delahaye 39 PS (1909).

Delahaye 39 PS (1909).

Renault II (1921).

Renault II (1921).

Les fantômes de Moulin-le-Comte
Clement-Bayard AC4M3B  (1913).

Clement-Bayard AC4M3B (1913).

Delaunay - Belleville  (1910).

Delaunay - Belleville (1910).

Les fantômes de Moulin-le-Comte
L'américaine Ford T (1917). Un petit côté Bonnie & Clyde, non ?

L'américaine Ford T (1917). Un petit côté Bonnie & Clyde, non ?

Les fantômes de Moulin-le-Comte
Renault M A (1925).

Renault M A (1925).

Renault GQ (1919).

Renault GQ (1919).

Car d'entreprise Rochet-Schneider (1928).

Car d'entreprise Rochet-Schneider (1928).

Camionnette Cottin-Desgouttes H (1922).

Camionnette Cottin-Desgouttes H (1922).

Les fantômes de Moulin-le-Comte
Les fantômes de Moulin-le-Comte

En bonus, je vous offre une vidéo tournée quelques jours après la vente aux enchères. Les nouveaux acquéreurs viennent récupérer leurs voitures. Merci de m'avoir laissé filmer. En l’occurrence, il s'agit des deux Renault (XB 1908 et GQ 1919) qui s'envolent vers d'autres cieux. Bon voyage !

C'est rare d'avoir un aussi beau camion garé devant chez soi !

C'est rare d'avoir un aussi beau camion garé devant chez soi !

On se quitte avec un clin d’œil. Cela devait finir par arriver. Monsieur Courants d'Aire a fini par avoir sa petite photo dans le journal. Ci-dessous, remarquez mon extrême concentration et la façon dont la voiture me sourit. Elle n'avait de phares que pour moi ! Attention ! Je n'étais pas inclus dans la vente... Cela dit, je vais sans doute être obligé de passer par là pour trouver Madame Courants d'Aire. Cette fois, les enchères ne voleront pas haut !

L'arroseur arrosé dans la Voix du Nord du mardi 12 juillet.

L'arroseur arrosé dans la Voix du Nord du mardi 12 juillet.

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Publié le 8 Avril 2016

La nouvelle route dans le prolongement de l'ancienne.

La nouvelle route dans le prolongement de l'ancienne.

La Chaussée Brunehaut est une route qui ne laisse pas indifférent. On l'aime ou on ne l'aime pas. Composée de deux grandes portions quasi rectilignes qui se rejoignent au nord de Thérouanne, elle relie Arras à Boulogne-sur-Mer. Connue officiellement sous le nom de Départementale 341 (ex RN 341), elle est réputée dangereuse tant par la vitesse des véhicules que par son tracé pittoresque.

Outre les panneaux Michelin et autres plaques de cocher, je me suis demandé si d'autres traces du passé existaient le long de cette chaussée. C'est du côté d'Ouve-Wirquin que j'ai trouvé une première réponse avec une portion de route abandonnée. En l’occurrence, un virage a été rectifié au milieu des années 90 (94/95) si je me fie aux photos aériennes du site Géoportail.

L'ancienne route serpentait probablement autour du ravin avec un lacet. Désormais, c'est une route droite, légèrement courbée qui perfore la cuvette. Le mauvais virage devait se situer au nord de la nouvelle chaussée. On le devine encore sur les photos aériennes de Googlemaps ou de Géoportail. Au sud, deux portions de route n'ont pas été démolies dont l'une sert maintenant d'aire de repos. Les connaisseurs appellent ça un délaissé (cf forum auto-com ici).

Cette découverte n'a rien d'extraordinaire. C'est surtout de la curiosité. On a juste du mal à s'imaginer comment c'était avant. Je n'ai pas réussi à trouver de photo de l'ancienne route. Par contre, j'ai bel et bien trouvé la barrière... La Dame Blanche a dû bien se marrer.

Pour conclure, à prendre ou à laisser, les 100 kilomètres de la Brunehaut sont une façon originale de découvrir le Pas-de-Calais. De l'Artois à la Côte d'Opale, entre présent et passé, c'est une sorte de road movie qui vous attend. Pour autant, soyez prudents !

Première portion de route au niveau de l'aire de repos. On s'y croirait.

Première portion de route au niveau de l'aire de repos. On s'y croirait.

Vous pouvez continuer, mais en tondeuse !

Vous pouvez continuer, mais en tondeuse !

Les arbres sont toujours là.

Les arbres sont toujours là.

Pliés inexorablement par le vent.

Pliés inexorablement par le vent.

La fin du délaissé.

La fin du délaissé.

Une cascade à la Géneral Lee ?

Une cascade à la Géneral Lee ?

Le second tronçon.

Le second tronçon.

C'est beau la campagne !

C'est beau la campagne !

Vous voyez cette barrière ? Ma mort a failli être inexpliquée !

Vous voyez cette barrière ? Ma mort a failli être inexpliquée !

L'endroit ne manquait pas de charme.

L'endroit ne manquait pas de charme.

La fin du second tronçon. On approche de l'ancien virage.

La fin du second tronçon. On approche de l'ancien virage.

De l'autre côté de la chaussée, plus aucune trace du lacet.

De l'autre côté de la chaussée, plus aucune trace du lacet.

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Rédigé par Vincent Pennel

Publié dans #Traces du passé

Publié le 2 Octobre 2015

Pour ce sujet, j'aurais pu m'habiller en curé. Mais j'ai commis bien trop de péchés !

Pour ce sujet, j'aurais pu m'habiller en curé. Mais j'ai commis bien trop de péchés !

En vacances, je suis tombé par hasard sur un vieux film en noir et blanc Le Loup des Malveneur (1943) qui avait pour cadre le Château d'Anjony dans le Cantal. Curieux, j'ai pris beaucoup de plaisir à en savoir plus ce lieu de tournage et à découvrir ce qu'il était devenu. Je me suis alors demandé si je pouvais en faire de même dans le Nord-Pas-de-Calais. Avec le temps, ces paysages immortalisés sur pellicule sont de véritables cartes postales du passé.

J'ai donc fait un premier essai avec Journal d'un curé de campagne, l'adaptation d'un roman de Georges Bernanos publié en 1936. Le film a été réalisé par Robert Bresson en 1951. Si l'action du livre se déroule principalement à Ambricourt, en revanche le film a été tourné en grande partie juste à côté dans les environs d'Équirre. Vous pouvez d'ailleurs retrouver un article à ce sujet ici. Il m'a beaucoup aidé.

J'ai porté mon attention sur quatre scènes tournées en extérieur sur la voie publique. Les deux premières ont pour cadre Équirre. D'une part, le curé se déplace à vélo dans la rue principale du village. La scène a été tournée juste devant l'actuelle mairie. D'autre part, un plan montre l'église. Voici une série de photos "avant/après" pour illustrer mes propos. Bien sûr, le Château d'Équirre a aussi servi de décor. Il a malheureusement brûlé dans les années 80. C'est une propriété privée qui héberge désormais un camping (lien).

Capture d'écran DVD - Le curé à vélo dans les rues d'Équirre en 1950.

Capture d'écran DVD - Le curé à vélo dans les rues d'Équirre en 1950.

65 ans après, j'attends en vain un cycliste...

65 ans après, j'attends en vain un cycliste...

En noir et blanc, j'ai toutefois les pieds au sec.

En noir et blanc, j'ai toutefois les pieds au sec.

Capture d'écran DVD - L'église Notre-Dame d'Équirre.

Capture d'écran DVD - L'église Notre-Dame d'Équirre.

65 ans après.

65 ans après.

La lucarne a disparu.

La lucarne a disparu.

Poursuivons notre route. Dans le livre, le jeune curé d'Ambricourt part demander conseil au curé de Torcy. Dans le film, il s'avère que la scène a été tournée à Érin. Ne connaissant pas du tout le coin, j'ai eu beaucoup de mal à retrouver cet endroit. J'étais parti beaucoup trop loin. Pourtant, jetez un coup d’œil à cette vieille carte postale (ici), il n'y a aucun doute.

Sur ces deux plans d'églises, sauf erreur de ma part, il est à noter qu'on ne voit jamais le clocher. Je ne sais pas si c'est volontaire de la part du réalisateur. Peut-être a-t-il voulu renforcer le sentiment de huis-clos ?

J'ajoute un petit mot sur l'église de Fruges qui fait une courte apparition dans le film en servant de cadre à l'enterrement du Docteur Delbende.

Capture d'écran DVD - L'église d'Erin dans le rôle de l'église de Torcy.

Capture d'écran DVD - L'église d'Erin dans le rôle de l'église de Torcy.

65 ans après...

65 ans après...

Pratiquement sous le même angle.

Pratiquement sous le même angle.

Enfin, intéressons-nous à la quatrième et dernière scène. Malade, le curé part consulter un spécialiste à Lille. Un motard le conduit à la gare. C'est à Anvin que la scène a été probablement tournée. On reconnaît fort bien les bâtiments tout autour dont l'ancien hôtel et le café.

Le curé ne reviendra pas. Instinctivement, je pense à une scène hommage dans une fiction moderne. 65 ans après, imaginez qu'on vienne (re)chercher une personne au même endroit : "bah vous en avez mis du temps !".

Capture d'écran DVD - Gare d'Anvin. Le curé quitte à jamais sa campagne.

Capture d'écran DVD - Gare d'Anvin. Le curé quitte à jamais sa campagne.

65 ans après...

65 ans après...

En noir et blanc.

En noir et blanc.

Capture d'écran DVD - Plan à l'intérieur de la gare.

Capture d'écran DVD - Plan à l'intérieur de la gare.

A peu près dans le même axe.

A peu près dans le même axe.

Lieux de tournage - Journal d'un curé de campagne

Pour conclure, sachez que le film est disponible en DVD. Vous pouvez même l'acheter ou le louer en format digital sur les sites de téléchargement comme iTunes ou Canalplay. Quant au bouquin, vous pouvez facilement le trouver dans toutes les bonnes librairies. A la fin de l'article, retrouvez plusieurs liens non sponsorisés pour faciliter vos achats.

Vous ne le saviez peut-être pas. Claude Laydu, l'acteur qui incarne le curé à l'écran, est aussi le créateur de Bonne Nuit Les Petits. Il s'est éteint en 2011, à l'âge de 84 ans.

Coupez !

Coupez !

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Publié le 5 Mai 2014

Plaques airoises

Ces plaques ont déjà dû être recensées par les passionnés. A Aire-sur-la-Lys, à l'angle des Rues de St Martin et du Fort Gassion, Place du Rivage, subsistent deux vieilles plaques de cocher.

La première désigne la Route Nationale n°43. Les villes de St-Omer et de Béthune sont indiquées respectivement à 17,5 et 26,5 kilomètres.

La seconde mentionne le Chemin de Grande Communication n°157. Les villes de Thérouanne et d'Hazebrouck sont annoncées respectivement à 9 et 14,5 kilomètres.

La D157 traverse toujours la ville tandis que la RN 43 désormais appelée D943 est excentrée. De nos jours, la Rue de St Martin se trouve sur la D192.

Un réflexe qu'on qualifiera de moderne aurait été de chercher ces plaques au niveau des feux, Boulevard d'Alsace-Lorraine.

Plaques airoises

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Publié le 6 Avril 2014

Deux plaques défient le temps à Fruges

L'arrivée des Boucles de l'Artois à Fruges m'a aussi permis d'admirer d'un peu plus près deux plaques murales en fonte accrochées à la vieille façade d'une maison située à l'angle des Rues de Saint-Omer et du Paradis. Elles sont rouillées et datent du XIXème siècle.

La première de ces plaques dites de cocher désigne le Chemin de Grande Communication N°130 indiquant respectivement les villes de Beaurainville et Aire à 20.5 et 28.5 kilomètres. Notez la précision du kilométrage. A l'époque, comment ont-ils fait à pour mesurer ces distances ?

La seconde plaque désigne la Route Nationale N°28 avec les villes de Fauquembergues et d'Hesdin signalées respectivement à 10,5 et 18,5 kilomètres. Toujours pas de compte rond !

Avec le temps, ces deux chemins sont devenues les routes départementales 130 et 928.

Deux plaques défient le temps à Fruges
Deux plaques défient le temps à Fruges
Deux plaques défient le temps à Fruges
Deux plaques défient le temps à Fruges
Deux plaques défient le temps à Fruges

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